Loi Scrivener
La loi SCRIVENER en Bref
La loi Scrivener se décompose en deux parties, l’une, dite loi Scrivener 1, concernant les crédits de moins de 21 343 € (crédits à la consommation), et l’autre, dite loi Scrivener 2, concernant les crédits de plus de 21 343 € (crédits immobiliers).
Elle a pour but d’informer et de protéger le consommateur qui souscrit un crédit
Afin que les consommateurs disposent d’une information complète sur le crédit auquel ils souscrivent, la loi Scrivener prévoit que les organismes prêteurs fournissent une « offre préalable de crédit » contenant obligatoirement les informations suivantes :
- L’identité des deux parties : organisme prêteur et emprunteur (caution s’il y a lieu)
- Nature du prêt (prêt classique, épargne-logement, conventionné, etc…)
- L’objet du prêt (achat d’un terrain constructible, résidence principale, secondaire, etc…)
- Le montant du prêt
- Les modalités du prêt : date de mise à disposition des fonds, échéancier détaillé des amortissements (dates et montants globaux à chaque échéance avec distinction de la part amortissement et de la part intérêts)
- Le coût total du crédit ainsi que le taux effectif global TEG (incluant le taux nominal du crédit ainsi que les frais de dossiers, les primes d’assurance, etc…).
IMPORTANT : Dans le cas d’un taux révisable, ces deux valeurs ne sont qu’indicatives puisqu’il n’est bien évidemment pas possible de prédire à l’avance l’évolution exacte des taux. Cependant, les modalités d’indexation du taux du crédit doivent être exprimées de façon claire dans l’offre de crédit (indice de référence, marge sur cet indice, périodicité de révision, sécurité vis-à-vis de l’impact d’une variation de taux sur la mensualité, tableau d’amortissement prévisionnel en fonction du taux de départ) - Les assurances exigées par la banque (décès-invalidité notamment).
Remarque : l’assurance « perte d’emploi » bien que conseillée n’est pas obligatoire - Les garanties souscrites par l’organisme prêteur en cas de défaillance de l’emprunteur (hypothèque, caution, etc…), le choix de ces conditions appartenant à la banque en fonction du bien acheté et du profil de l’acquéreur.
- Le montant des frais retenus en cas d’annulation du prêt
- Le délai de réflexion (10 jours minimum à compter du lendemain de la réception de l’offre) durant lequel le consommateur ne peut accepter l’offre.
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Loi SCRIVENER et informations relatives au contrat de prêt
L’offre préalable de crédit doit être acceptée par l’emprunteur ainsi que les cautions éventuelles mais l’accord formel ne peut être conclu avant le terme du délai de réflexion (10 jours minimum à compter du lendemain de la réception de l’offre). Les établissements prêteurs étant tenus de maintenir leur offre de crédit aux mêmes conditions pendant 30 jours minimum, l’emprunteur dispose donc d’au moins 20 jours pour accepter l’offre. Cette période lui permet ainsi de comparer différentes offres dans plusieurs établissements de crédit.
Jusqu’à l’acceptation de l’offre par le particulier, aucun payement ne peut avoir lieu de l’établissement prêteur à l’emprunteur ni de l’emprunteur à l’établissement prêteur (à titre de frais de dossiers ou d’assurance).
Particularités pour le prêt immobilier – Loi Scrivener
L’obtention du ou des prêts indiqués dans la promesse de vente du bien immobilier est une condition suspensive à la réalisation du contrat de vente. Cela signifie que le contrat de vente n’est valable qu’à partir de l’obtention de ce(s) prêt(s).
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Détail sur la condition suspensive concernant l’obtention de prêts dans le contrat de vente du bien immobilier
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